5594636637.8dd5717.718a7d5c0b534ba18496c5e0daead375

Hypothyroïdie & troubles digestifs : subtil équilibre

Existe-t-il des liens entre l’hypothyroïdie et les troubles digestifs ? Vous êtes-vous déjà posé la question ? 

De prime abord, cela peut sembler tiré par les cheveux… Et pourtant. Je vous le dis souvent, notre organisme est un tout. Un ensemble complexe qui échange, communique, interagit à tous les étages. D’où la nécessité d’adopter un point de vue 👀 global. La nécessité de mettre chaque élément, chaque système en relation avec les autres. 

Bref, la nécessité d’une approche holistique telle que celle proposée par la naturopathie.

Les liens entre l’hypothyroïdie et les troubles digestifs en sont un bel exemple. Quels sont-ils ? Quelles en sont les implications et les manifestations ?

Hypothyroïdie : tendance

Pourquoi s’intéresser à ces liens entre hypothyroïdie et troubles digestifs ? Parce qu’au fil des consultations et des échanges avec mes confrères et le 👩🏻‍⚕️ corps médical, nous avons pu constater la multiplication des cas d’hypothyroïdie. Et à l’échelle nationale, cette tendance ne fait que se confirmer. 

Etant donné les nombreuses implications de la thyroïde dans le bon fonctionnement de notre organisme, il me semble essentiel de la mettre en lumière. Elle est petite et discrète, notre thyroïde, alors nous avons tendance à l’oublier… C’est bien dommage !

Eh oui car, en cas de dysfonctionnement thyroïdien, ce sont des troubles divers et variés qui apparaissent. Parmi eux, les troubles digestifs. L’enjeu ? Nous donner les moyens d’agir 💪🏽 en profondeur et de façon durable afin de retrouver une véritable santé digestive et… globale.

Principales fonctions thyroïdiennes

Commençons par le…commencement : les fonctions thyroïdiennes sont complexes, nombreuses et subtiles. Elles gèrent et maintiennent l’équilibre ⚖️ entre toute une panoplie de processus dans notre organisme. C’est dire l’importance de cette petite glande et de son bon fonctionnement. 

Voici les fonctions principales de la thyroïde :

  • le développement cérébral, 
  • le renouvellement osseux, 
  • la combustion cellulaire, 
  • le rythme cardiaque, 
  • la fonction digestive, 
  • l’assimilation du calcium et du phosphore,
  • la transformation des graisses et du sucre,
  • la consommation d’énergie…

A la lumière de cette vue d’ensemble, nous pouvons dire que l’hypothyroïdie se traduit par le ralentissement de toutes les fonctions physiologiques. L’organisme ne se réchauffe plus, on constate l’hyper-frilosité, 🥶 le ralentissement du transit intestinal, les baisses de moral, la chute de cheveux et le déclin de l’énergie vitale.

La fonction qui nous intéresse dans l’immédiat, c’est la fonction digestive. A la loupe, une thyroïde en pleine forme se charge des enzymes digestives et de la stimulation des muscles lisses, parmi lesquels ceux de l’intestin. Cela donne une belle harmonie collaborative, tant sur le plan fonctionnel que sur le plan de l’assimilation des nutriments.

Vous avez dit hypothyroïdie ?

Victime de bien des aléas, la thyroïde peut aussi perdre l’équilibre. Les dérèglements apparaissent alors. Parmi eux, l’hyperthyroïdie et l’hypothyroïdie.

La première correspond à une sécrétion excessive d’hormones thyroïdiennes. 

La seconde – celle qui nous intéresse ici aujourd’hui – à une sécrétion insuffisante de ces mêmes hormones. (Remarque : nous n’aborderons pas ici hypothyroïdie d’origine auto-immune, Hashimoto).

Il est intéressant de noter que l’hypothyroïdie peut être soit fruste, soit avérée.

La première est une pathologie non déclarée médicalement, conformément au taux de référence de TSH sur lequel s’appuient médecins et naturopathes.

Cela dit, l’identification du stade fruste de l’hypothyroïdie est essentielle. Elle permet en effet une prise en charge en amont, avant l’accentuation du trouble et le passage au stade avéré.

Quelles hormones ?

J’ai mentionné plus haut les hormones thyroïdiennes. Quelles sont-elles et pourquoi sont-elles importantes ?

Une thyroïde en parfait état de marche sécrète les hormones T3 et T4 (tri-iodothyronine et thyroxine). La T4 est une hormone dite inactive qui se transforme 🔄 en T3, dite hormone active. Cette transformation advient en grande partie dans le foie. Nous verrons tout au long de l’article que cet organe joue un rôle de premier ordre et que son dysfonctionnement a des répercussions significatives.

Autre hormone-clé, la TSH (Thydroïd Stimulating Hormone). Elle est relâchée par l’hypophyse 🧠 et agit quant à elle directement sur le fonctionnement de la glande thyroïde.

Comment découvrir un éventuel dysfonctionnement thyroïdien ? Les analyses sanguines 🩸sont un bon point de départ. Elles permettent d’identifier le dosage hormonal et d’orienter en conséquence la prise en charge.

Quels liens avec la digestion ?

Parmi les rôles des hormones thyroïdiennes, la stimulation du tube digestif, d’un bout à l’autre. Elles influent donc sur la progression du bol alimentaire et des 💩 selles.

Il arrive souvent que les personnes avec une hypothyroïdie fassent état de constipation. Elle est due au faible taux d’hormones responsables de la motilité intestinale.

Autre lien direct avec la digestion : les hormones thyroïdiennes sont responsables des sécrétions gastriques. Lorsqu’elles sont insuffisantes (on parle alors d’hypochlorhydrie), l’estomac peine 😰 à décomposer les aliments. La digestion se fait laborieuse, les aliments fermentent. Gaz, ballonnements et éructations viennent perturber le bien-être de l’individu.

Tout cela se répercute également sur l’intestin. Les aliments mal digérés y favorisent l’apparition de l’inflammation 🔥 et de la perméabilité intestinale.

Quand les graisses ne passent plus

L’hypothyroïdie influe souvent sur la vésicule biliaire. Celle-ci devient alors paresseuse et ne se charge plus de la digestion des graisses à l’aide des sels biliaires.

Lorsqu’elle est ainsi atteinte, c’est le foie qui se trouve surchargé. Pris d’assaut, il peine à assurer la détoxication et c’est tout le système qui s’essouffle et s’encrasse. Ces dysfonctionnements en cascade concernent directement le traitement des graisses et nous amènent à deux constats :

1 – Il est nécessaire lors de la prise en charge de soutenir le foie et la vésicule biliaire (nous verrons comment plus bas 👇🏻),

2 – Sans graisses, point d’énergie et d’équilibre !

Thyroïde et mitochondries

Thyroïde et mitochondries fonctionnent de concert 🤝. Les mitochondries sont le cœur énergétique de nos cellules. Elles se chargent de la conversion des nutriments en énergie. 

Devinez quels nutriments nous apportent de l’énergie…? Les fameuses graisses ! Nous venons de voir que lorsque la thyroïde fatigue, le traitement des graisses devient difficile : notre organisme n’arrive pas à les métaboliser et c’est la fatigue chronique qui s’installe.

De plus, l’hypothyroïdie peut aussi être liée à une mauvaise transformation de l’hormone T4 en T3. En l’absence de T3, c’est l’activité métabolique des mitochondries qui est affaiblie. (Je vous explique tout sur les mitochondries dans cet article.)Il nous devient ainsi impossible de produire l’énergie ⚡️ nécessaire à notre corps. Nous sommes sans cesse à bout de souffle, incapables de tenir la route.

Plan d’action : deux axes principaux

Ces exemples montrent à quel point la bonne santé de la thyroïde a un impact sur la bonne santé de notre système digestif.

Afin d’assurer la première en cas d’hypothyroïdie, il est essentiel de soutenir le fonctionnement de notre glande thyroïde. C’est un premier axe à suivre, avec quelques pistes naturelles afin de relancer la fonction thyroïdienne.

Nous verrons par la suite un deuxième axe d’intervention possible : soutenir le système digestif même, toujours de manière naturelle 🌱. Les deux axes, nos organes et nos différents systèmes étant intimement liés et indissociables, en aidant l’un… nous aidons aussi l’autre !

⚠️ Une mise en garde s’impose : l’accompagnement d’un médecin est nécessaire en cas de dérèglements de la thyroïde. La naturopathie est une aide efficace en prévention et en soutien, mais elle ne remplace pas le suivi allopathique. ⚠️

Réduire les effets du stress

La transformation de l’hormone T4 en T3 peut être altérée par le stress excessif et chronique. Ce dernier épuise nos glandes surrénales à l’origine de la sécrétion du cortisol. Il se trouve que, pour que l’hormone T3 puisse accéder correctement à nos cellules, elle a besoin de l’aide du cortisol. 

Sous l’effet du stress, les glandes surrénales sont affaiblies. Or, lorsque celles-ci sont épuisées, elles interagissent moins efficacement avec l’hypophyse. Le fonctionnement de celle-ci en pâtit à son tour et cela se traduit par une mauvaise régulation de la TSH. En bout de course, c’est la thyroïde qui est atteinte.

C’est ce que l’on appelle l’axe surréno-hypo-thyroïdien.

Tout est une question d’équilibre : ni trop, ni trop peu. 

Par exemple, oui au sport – mais pas au sport intensif ! L’activité physique 🤽🏼‍♀️ est un excellent moyen de gérer le stress. Davantage encore si pratiquée en pleine nature et de façon modérée. Même une promenade dans le parc pieds nus (à nous le earthing ou les bains de forêt !) contribue à faire baisser les niveaux de stress. Les activités dites “douces” ne manquent pas. A chacun de nous de trouver celle qui nous convient et nous procure du plaisir !

Afin de s’attaquer aux méfaits du stress chronique, il peut être utile de trouver une forme de méditation qui nous convienne. La cohérence cardiaque 💜 peut aussi apporter ses bienfaits en agissant comme un régulateur efficace. Facile à mettre en place, elle est une alliée à portée de main.

Dormir sur nos deux oreilles

La suite logique liée au stress semble être le sommeil. Pas n’importe lequel : un sommeil de qualité capable de soulager notre système nerveux. Les points abordés ci-dessus afin de favoriser un retour à la sérénité s’appliquent aussi à notre 😴 sommeil.

De plus, je conseille de prendre quelques mesures d’ordre pratique : ne pas regarder les écrans (rayonnement bleu) avant d’aller se coucher, baisser l’intensité lumineuse avant l’heure du coucher, éviter la prise systématique de café et alcool, ne pas s’adonner à un sport intensif avant le coucher (éviter les exercices de cardio, par exemple).

Pourquoi est-il si important de bien dormir ? Parce que pendant cette phase, notre organisme se régénère 🔁. Il prend en charge toute une série de fonctions physiologiques et psychologiques. Ainsi, élimine-t-il les toxines et se charge-t-il de la bonne digestion des aliments, sous l’influence de notre aimée thyroïde. D’ailleurs, même la sieste a démontré ses bienfaits au fil des études !

Qui plus est, c’est pendant le sommeil que notre organisme régule les hormones et notamment celle intimement liées à la bonne activité de la thyroïde.

Bonjour les carences !

Afin de soutenir la thyroïde et son action de transformation de l’hormone T4 en T3, nous devons lui apporter des micro-nutriments essentiels. Les carences minérales sont responsables de la mauvaise transformation de ces hormones. Alors mieux vaut vérifier où nous en sommes en termes de : 

-Iode (je vous renvoie pour cela au paragraphe consacré à l’iode dans cet article du blog.)

Zinc

-Ferritine

-Sélénium

-Vitamine D

-Vitamine A

Magnésium

-Vitamine B12

Mangeons autrement 

Pourquoi de telles carences ? Après tout, nous avons la possibilité d’accéder à une alimentation variée de nos jours, non…?

La difficulté vient de la qualité des aliments ingérés. Pesticides, méthodes d’élevage, agriculture intensive, OGM ne jouent pas en faveur de notre nutrition et santé générale. Les aliments que nous mangeons sont la plupart du temps appauvris et transformés. Nous sommes bien loin de la nature et sa richesse…

Résultat ? Des carences qui entravent la conversion des hormones thyroïdiennes et entraînent des déséquilibres alimentaires. Inflammations chroniques, perméabilité intestinale et dysfonctionnement de notre système digestif.

Quant aux perturbateurs endocriniens (engrais, pesticides, fongicides, substances chimiques, pollution…), ils bloquent l’action des hormones thyroïdiennes et la transformation hormonale (T4 en T3). Ils contribuent donc à faire basculer l’organisme dans le chaos.

Si vous êtes en manque d’inspiration côté cuisine, je vous invite à consulter les recettes que j’ai partagées sur ma chaîne Youtube. Equilibrées et saines, elles visent à vous inspirer et vous nourrir – le ventre et l’esprit 😉.

⚠️ Petit bémol concernant les crucifères qui empêchent la captation de l’iode par l’organisme, indispensable au bon fonctionnement des hormones thyroïdiennes. Nous retrouvons parmi ces légumes les choux, les brocolis, les choux-fleurs, le cresson, le navet…

A l’inverse, les produits de la mer sont conseillés car ils apportent iode et zinc. Les poissons bien sûr, mais aussi les algues et les fruits de mer. Les algues sont extrêmement intéressantes et souvent ignorées. C’est bien dommage, car elles regorgent de vitamines, minéraux (magnésium, fer, potassium, iode et fibres) – elles ont tout bon ! De plus, elles sont délicieuses 😋 (mon penchant pour le tartare d’algues n’est plus un secret pour personne…).

Fonction hépatique : coup de pouce !

Je vous l’annonçais plus haut, il existe en parallèle un deuxième axe d’intervention : le soutien aux organes digestifs. 

Nous retrouvons en première ligne le foie (un petit jus de betterave, peut-être ?) Je détaille d’ailleurs ici les signes qui révèlent son affaiblissement. Pour lui venir en aide, la phytothérapie peut être envisagée : artichaut, chardon-marie ou dent-de-lion se distinguent par leurs propriétés digestives.

Citons aussi les plantes riches en inuline. Cette fibre hydrosoluble appartenant à la catégorie des prébiotiques se trouve dans l’agave, la chicorée, l’ail, l’asperge ou encore l’artichaut. Elle présente aussi l’intérêt de stimuler le mouvement intestinal. 

Bouge de là !

Cela m’amène tout naturellement à aborder le sujet du transit intestinal et de la constipation. Nous l’avons vu, elle va souvent de paire avec l’hypothyroïdie. Il convient dans ce cas de relancer la motilité intestinale. Pour cela, nous pouvons envisager plusieurs options : boire davantage d’eau en dehors des repas pour hydrater les matières fécales, bouger davantage tout en réduisant de façon significative la sédentarité. Et pour une idée recette efficace, rendez-vous sur Instagram.

Mais aussi, manger davantage de fibres, prendre du psyllium blond ou un jus de pruneaux. L’hydrothérapie 💦 du colon est une technique qui peut être utilisée en cas de constipation. Elle présente plusieurs bienfaits et permet de relancer les contractions musculaires du colon, de faire progresser les aliments et les selles et d’éviter la formation de fécalomes. 

⚠️ Elle doit impérativement être encadrée par un hygiéniste du colon ou un professionnel de santé.

Et nos émotions dans tout ça ?

D’ailleurs, si nous souhaitons nous délester…pensons aussi à libérer notre mental. Il joue un rôle significatif dans la gestion du stress. Retenir nos émotions, les étouffer est une source supplémentaire de poids et blocages . Au passage, n’oublions pas qu’en énergétique la thyroïde occupe la place du chakra du cœur. Son dérèglement révèle une perte de parole, une mise sous silence.

Il peut donc être opportun de mettre en place des techniques de méditation, essayer la sophrologie ou prévoir des séances de luxopuncture permettant de faire circuler ⚙️ les énergies et de rééquilibrer hormones et mental. 

Les fleurs de Bach apportent quant à elles les bienfaits de la force et des vibrations de la nature. A nous de trouver l’essence ou l’alchimie qui correspond à nos émotions parmi les 38 fleurs identifiées par le docteur Bach. Si vous souhaitez vous faire guider dans la découverte et l’utilisation optimales des quintessences florales, Agathe de Terralunda est une experte en la matière.

Mieux vaut ne pas cacher nos émotions vite fait bien fait : elles ne feraient que réapparaître. L’idée c’est de les reconnaître, de les accueillir et de les faire s’exprimer 🗣 (et non s’imprimer en nous). 

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Ce que notre corps nous demande, à travers l’hypothyroïdie, c’est de ra-len-tir. Il nous incite à prendre le temps en (re)prenant les manettes de notre santé.

Stress, hyper-activité, trop-plein de tout dans nos vies, c’est un appel au secours qui nous est lancé ! Afin de reprendre les commandes, je vous invite à lire cet article sur la détox psychologique et cette publication. De quoi nous faire réfléchir. Au calme, bien sûr 😜.

Ode à l’interconnexion

Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes ne peuvent pas faire de mal 😉 ! Les solutions pour contrer l’hypothyroïdie existent. Ce que je souhaite mettre en avant, c’est à quel point il est capital de les prendre en considération en incluant toutes les sphères et facettes 🪩 de l’individu. Ce dernier est animé par un organisme complexe régi par un équilibre – des équilibres ! – subtils et interconnectés.

Alors, soigner un symptôme c’est bien. Prévenir, soutenir et accompagner à 360° c’est mieux !

Sonia

 

Photos : Khabbab Abdelmaqsoud, Angela Roma, Cottonbro, Karolina Grabowska via Pexels, Klara Kulikova, Thuyen Ngo via Unsplash, Nikita Lyamkin, Ba Tik via Pexels, Anna Shvets, Lucas Andrade via Pexels, Kaique Rocha via Pexels, Noah Buscher via Unsplash, Vasiliy Skuratov, Cottonbro, Eva Bronzini, Meruyert Gonullu, Cottonbro via Pexels, Warren Wong via Unsplash, Karolina Grabowska via Pexels et David Hinkle via Unsplash.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.