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Pourquoi s’intéresser aux aliments ultra-transformés ?
Voici un bon moment que les aliments ultra-transformés (AUT) ont fait leur entrée dans les rayons de nos supermarchés. Et dans nos vies. Aux USA, ils représentent 60% des apports caloriques de la population.
Pourquoi je t’en parle maintenant ?
Il y a plusieurs raisons à cela :
1 – Justement, parce qu’on pense qu’ils font à présent partie du paysage. Ils sont acquis et considérés “normaux”. Or, cette banalisation est dangereuse pour ta santé : elle menace ton sens critique et donc ta capacité à faire des choix en connaissance de cause. Par extension, elle limite ta liberté.
2 – En tant que naturopathe, c’est mon rôle d’analyser, diffuser les informations, éveiller ta curiosité et partager les savoirs. C’est une forme de résistance au fléau sanitaire et au status quo intellectuel engendré par la banalisation et la (sur)consommation des aliments ultra-transformés.
3 – Parce que des études récentes (The Lancet – LA référence – et l’INSERM) ont mis en évidence le lien entre la maladie et les aliments ultra-transformés. Exemples : cancers, diabète de type 2, inflammation chronique, obésité…
Bonus : Le compte rendu complet de l’INSERM sur les aliments ultra-transformés.
Pourquoi les aliments ultra-transformés existent-ils ?
Au risque de froisser quelques idées reçues, ils ne sont pas là pour te nourrir. Ils dégradent la qualité de ton assiette car ce sont des aliments pauvres en nutriments.
Leur principal rôle consiste à te faire dépenser de l’argent en te faisant croire que tu te nourris. Double peine garantie.
Leur existence se résume à un objectif de rentabilité et au financement de tout un modèle économique. Ce modèle et la chaîne qui le soutient (R&D, lobbying, marketing…) sont bien connus.
Distinguer pour mieux identifier
Afin d’apprendre à reconnaître les aliments et à en identifier les bienfaits et les risques, il peut être utile de s’appuyer sur leur classification en 4 groupes :
- 1er groupe : Aliments non transformés ou très peu transformés comme les fruits et légumes.
- 2e groupe : Ingrédients culinaires transformés comme les huiles, les farines, les levures, le sel…
- 3e groupe : Aliments transformés comme les conserves, les pains ou préparations culinaires toutes faites.
- 4e groupe : Aliments ultra-transformés conçus à partir d’additifs (conservateurs, émulsifiants, colorants…), de dérivés alimentaires à bas coût et de mélanges calibrés pour créer l’addiction (je t’en parle plus bas) et ayant subi d’importantes transformations chimiques. On retrouve dans cette catégorie les plats préparés, les boissons gazeuses, les céréales…
Exemples de conséquences de leur consommation régulière
Venons-en à présent aux effets d’une alimentation ultra-transformée sur ta santé. L’inflammation est l’un des sujets que j’aborde le plus souvent lors de mes consultations naturopathiques.
C’est un mécanisme de défense de ton organisme. Lorsqu’il est enflammé, c’est qu’il livre bataille aux agents pathogènes qui le polluent ou le menacent. A terme, c’est de cette façon que ton organisme éloigne les intrus et se régénère.
Deux types d’inflammation
L’inflammation peut être :
– Aiguë et passagère ou
– Chronique ou inflammation de bas grade
Les aliments ultra-transformés sont perçus comme des ennemis par ton organisme. Ils provoquent à la longue l’inflammation de bas grade (chronique). Elle maintient ton organisme en mode défensif, ce qui en dérègle les fonctions et accélère le vieillissement cellulaire prématuré (stress oxydatif).
Diabète de type 2
La recherche a aussi mis en évidence le lien entre les aliments ultra-transformés que nous mangeons régulièrement et le diabète de type 2. Ces aliments contiennent des additifs qui, additionnés les uns aux autres, ont des effets nocifs.
Parmi les cocktails identifiés :
- Emulsifiants, un conservateur (le sorbate de potassium) et un colorant (la curcumine).
- Acidifiants, colorants, édulcorants et émulsifiants (sodas).
Bonus : Détail des mélanges identifiés
La consommation répétitive d’aliments ultra-transformés (sucre, gras, sel, additifs…) entraîne une résistance à l’insuline, indispensable à la bonne absorption du sucre.
Ton pancréas, qui se charge de la production de l’insuline, s’épuise et en produit de moins en moins. Le sucre reste dans le sang, on parle d’hyperglycémie. Elle donne lieu aux troubles de la vue, des reins ou cardiovasculaires.
Manger des aliments ultra-transformés à outrance se traduit aussi par un manque d’apports nutritifs essentiels. Par exemple, ton microbiote intestinal s’appauvrit et se dérègle, n’assurant plus son rôle de défenseur (il renferme tes défenses immunitaires ! Tes défenses tirent « des coups de feu » = inflammation pour te défendre). On en revient alors à l’apparition et à l’installation de l’inflammation.
Compulsions alimentaires : la formule qui rend accro
Ton envie irrépressible d’aliments ultra-transformés n’est pas due à une quelconque faiblesse de ta part.
Les industriels ont mis au point une formule imparable qui agit sur tes circuits neuronaux. L’association du gras et du sucre, notamment, active le mécanisme hormonal de récompense. Lorsque tu manges des chips, ton cerveau libère de la dopamine, hormone du plaisir et de la récompense.
Le sucre provoque, lui, un pic glycémique. Celui-ci est suivi d’une hypoglycémie réactionnelle responsable entre autre de fringales et d’un “manque” qui te donne furieusement envie de replonger ta main dans le sachet de chips.
C’est un cercle vicieux chimique que les industriels exploitent à merveille pour te rendre accro. C’est aussi la porte ouverte aux compulsions alimentaires.
Pro tip : Abonne-toi à mon compte Instagram pour ne rien rater sur les compulsions alimentaires, thème de ma publication du 1er avril avril prochain.
Quelques pièges marketing
Sur le terrain, lorsque tu fais tes courses, voici les les “red flags” qui doivent te faire réfléchir avant d’agir :
- Packaging : les produits packagés sont souvent transformés d’une façon ou d’une autre. Mieux vaut t’orienter vers les produits “nus”.
- Packaging aux couleurs tendances : tout pour capter ton regard. Chaque packaging est étudié pour faire pencher la balance en faveur du produit qu’il contient.
- Lien avec la publicité : à partir du moment où le lien est fait avec un produit vanté sur nos écrans, c’est un réflexe d’achat que l’on cherche à déclencher en toi. C’est le coup du “Je l’ai vu à la TV / TikTok ! » des enfants /ados.
- Praticité : un plat tout prêt en quelques minutes en fin de journée, magique ! C’est ce qu’on veut te faire croire en vantant la rapidité du temps de “préparation”.
- Prix : l’argument final, celui qui justifie tout le reste, c’est le petit prix. C’est lui qui soulage en bout de course ta conscience.
Toutes ces techniques altèrent ta capacité de décision. Ne culpabilise pas : tout est orchestré dans les moindres détails pour que tu arrives à ce geste final et passe en caisse (intention d’achat).
“Attitude naturopathique” face aux aliments ultra-transformés
Au-delà des pièges marketing évoqués ci-dessus, tu peux aussi adopter ce que je vais nommer une “attitude naturopathique”.
En pratique :
– Lis les étiquettes : je t’en parle en détail (liste des courses, contenu de la listes des ingrédients dans cet article). J’ajoute qu’il est important de faire attention à la longueur des étiquettes d’ingrédients : plus elles sont longues, plus c’est suspect. De plus, cette lecture t’aide à identifier les ingrédients cachés dans ces aliments ultra-transformés ; le sucre en est un exemple criant, les additifs en sont un autre.
Bonus : Comment débusquer le sucre caché dans ton alimentation
– Diversifie tes sources d’approvisionnement : fréquenter toujours le même supermarché, c’est pratique, surtout quand on sait exactement où et quoi trouver. Mieux vaut varier tes sources en privilégiant le circuit court, les produits bio locaux et de saison. Avec ces critères, tu fais déjà un grand ménage !
– Fais appel à des outils de vérification (Yuka) : l’outil parfait pour désigner les aliments ultra-transformés n’existe pas. Mais, tu peux les consulter pour avoir des indications utiles concernant les produits nocifs qu’ils contiennent ou leur degré de toxicité.
Pro tip : L’apposition sur le packaging d’une étiquette indiquant clairement lorsqu’il s’agit d’un produit ultra-transformé est l’une des solutions actuellement à l’étude. A suivre…
– Renseigne-toi en diversifiant tes sources : les groupes agroalimentaires financent eux-mêmes certaines études, ce qui les rend d’emblée biaisées. Diversifie tes sources : radio, documentaires, lectures, podcasts afin d’avoir une vue d’ensemble.
Tout est lié
Pour la naturopathie, tout est relié dans ton organisme. Les dernières études concernant les effets des aliments ultra-transformés ne font que renforcer cette perspective : cocktails d’ingrédients et additifs ont un effet boule de neige.
Une boule que tu peux arrêter.
Je peux t’accompagner dans cette démarche de façon personnalisée (équilibrage alimentaire, hygiène de vie). Ecris-moi (sonianaturopathe33@gmail.com) en toute confiance : la naturopathie est une médecine alternative qui est là pour t’aider à avancer autrement vers la santé.
J’espère que tu auras trouvé dans ces lignes de quoi te motiver a passer à l’action, tout naturellement,
Sonia
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