5594636637.8dd5717.718a7d5c0b534ba18496c5e0daead375
bysohealthy-naturopathie-accompagner

Naturopathie et cancer : quel accompagnement ?

Le cancer est l’une des maladies les plus répandues, non seulement en France, mais dans le monde 🌍 entier. En tant que thérapie complémentaire, la naturopathie peut compléter les précieux atouts de la médecine traditionnelle dans ce domaine.

Explorons ensemble de quelle manière elle peut venir prêter main forte au protocole oncologique classique, comment elle peut renforcer notre terrain, limiter les effets secondaires de la chimiothérapie ou de la radiothérapie et apporter une réelle qualité de vie tant physique que psychologique.

 

L’oncologie intégrative ou l’union fait la force

Ces dernières années, nous avons assisté à l’avènement et à l’affirmation de l’oncologie intégrative. Cette approche holistique consiste à étudier l’ensemble des besoins du patient afin de définir quelle thérapie complémentaire associer aux traitements médicaux classiques.

C’est notamment dans le contexte de cette approche que la naturopathie peut trouver sa place afin d’accompagner les personnes atteintes d’un cancer. Il s’agit de prendre en considération le corps et l’esprit et de permettre au patient de mieux vivre la maladie et son traitement.

La carcinogenèse

Comment les cellules cancéreuses se développent-elles ? Le cancer se caractérise par la prolifération anarchique de cellules. Regroupées entre elles, elles forment les tumeurs. Lorsqu’elles prolifèrent dans l’ensemble de l’organisme, elles donnent lieu aux métastases.

Afin de proliférer, les cellules exploitent la fermentation du glucose et tissent un véritable réseau d’approvisionnement en sang. Elles se nourrissent grâce au glucose ; elles envahissent le corps grâce au réseau sanguin et lymphatique.

Le système immunitaire, clé de voûte

Le rôle du système immunitaire dans la gestion du cancer est essentiel. En effet, lorsqu’il est en bonne santé, il est tout à fait capable de détruire 🚫les cellules mal formées.

A l’inverse, un système immunitaire affaibli, par exemple par une inflammation chronique de bas grade, n’arrivera plus à éliminer les cellules anarchiques. 

C’est dire à quel point le système immunitaire est la clé de voûte de la prolifération des cellules cancéreuses. Et pour cause, on sait que l’association d’un système immunitaire défaillant 🥵, un terrain acidifié et oxydé (faible échange d’oxygène) constitue un trio favorable au développement d’un cancer. Sans oublier les atteintes de la pétrochimie, des pesticides, insecticides, raticides, conservateurs, exhausteurs de goût et autres produits chimiques et artificiels. Présents dans l’alimentation transformée et industrielle, ce sont autant de produits cancérigènes, autant d’atteintes à notre système immunitaire. 

Nous allons aborder ci-après différentes approches qui permettent de soutenir 💪🏼 le système immunitaire pendant un cancer.

 

Un nouvel équilibre alimentaire

L’approche naturopathique veillera en premier lieu à mettre en place de nouvelles habitudes alimentaires 🍽. Les cellules cancéreuses étant friandes de sucre, il s’agit de réduire les glucides en général et le sucre blanc en particulier. 

Ce qui m’amène à vous parler de l’approche métabolique du cancer qui considère justement que cette maladie est d’origine métabolique. La mitochondrie de la cellule cancéreuse est anormale. Elle fait fermenter le sucre au lieu de l’oxyder tandis que les additifs chimiques en tout genre, les métaux lourds, pesticides et insecticides viennent ne font qu’aggraver la situation.

Alcaliniser l’assiette

Lorsque nous parlons d’alcalinisation et d’acidification, nous nous intéressons au pH des liquides de notre organisme. Plus particulièrement à celui des liquides intra et extra cellulaires. A titre indicatif, le pH urinaire peut nous donner une tendance de l’équilibre acido-basique de notre corps. En effet, plus le taux d’acidité des urines avoisine le 0, plus notre terrain est acidifié.

Je vous invite à ce propos à (re)lire mon billet de blog ✍🏻 détaillé consacré à cette thématique.

En règle générale, afin d’alcaliniser notre alimentation et venir contrer l’inflammation, mieux vaut éviter les produits laitiers, le sucre (encore lui !), les céréales et farines raffinées (sucre blanc, farines et pâtes blanches, viennoiseries…), les sodas, eaux gazeuses et tous les aliments transformés.

Dans l’un des derniers articles de blog, je vous parlais avec passion des avantages d’une alimentation saine et vivante 🌱– elle trouve ici l’une de ses plus belles expressions !

Pensons à consommer des aliments alcalinisants comme :

  • les amandes
  • les dattes
  • les bananes
  • presque tous les légumes (sauf artichauts, asperges, les choux de Bruxelles, les oignons)
  • légumes crus (en tenant compte de la tolérance de notre colon aux crudités) : parmi eux, les légumes crus verts tels que les choux kale, le céleri, les aromates frais (persil, menthe, coriandre…), les pousses d’épinards et diverses salades
  • le vinaigre de cidre
  • les légumineuses

Et enfin, pensons à manger lentement et en pleine conscience (je vous renvoie aux conseils contenus dans ce billet) afin de faire baisser le taux d’acidité des aliments.

De plus, certains produits naturels de supplémentation tels que le minorga, le lithothamne, l’ortie, les sels minéraux, le plasma Quinton, etc., peuvent être très intéressants lorsque nous souhaitons rétablir l’alcalinité de notre corps et venir par là même réguler l’inflammation.

 

Soutenir l’action du foie

Soumis aux différents traitements pour lutter contre la propagation du cancer, notamment à la chimiothérapie, le foie demande une attention toute particulière. Il s’agit de ne pas le faire « surchauffer » afin d’éviter de le fatiguer 😰 et, à terme, de l’épuiser. Cela est d’autant plus nécessaire que le foie est l’un de nos principaux organes de détox. Il s’agit de l’un des émonctoires si précieux pour la détoxination de notre organisme.

Pour cela, mieux vaut choisir les plantes à introduire dans les nouvelles habitudes avec grand soin, certaines étant plus adaptées que d’autres. Encore une fois, avant de pencher pour un choix précis, il est indispensable de se faire accompagner par un professionnel.

 

Le jeûne thérapeutique

Cela fait environ 50 ans que le jeûne fait l’objet de nombreuses études 🥼, notamment en Russie, aux Etats-Unis, en Allemagne et en Suisse. Il y est dans certains cas considéré comme une approche complémentaire capable de stimuler les forces curatives de l’organisme.

Les chercheurs ont constaté que le processus de jeûne déclenche l’autophagie – réaction qui repose sur l’intelligence enzymatique de notre organisme. Privées de nourriture, nos cellules tendent à s’auto-alimenter, notamment en « mangeant » les cellules abîmées, sclérosées et…cancéreuses ! Qui plus est, les cellules saines déclenchent un mode de défense… qui fait défaut aux cellules cancéreuses, dès lors plus vulnérables aux traitements (chimiothérapie). C’est un réflexe atavique qui se met ainsi en place. Grâce à celui-ci, notre organisme (ré)apprend à vivre de ses réserves. C’est fantastique de savoir que notre corps est capable de détruire ainsi nos cellules cancéreuses, ne trouvez-vous pas ? Encore un bel exemple de force vitale !

Je vous invite à visionner ce documentaire d’un bout à l’autre, les enseignements sont…surprenants !

Attention cependant : la pratique ou non du jeûne dépend fortement de l’état de la personne concernée. Afin de le pratiquer sans risques, il est toujours primordial de s’en remettre à un spécialiste. Votre naturopathe est là pour vous accompagner à chaque étape du processus et toujours en accord avec le corps médical. 

Contrer les effets secondaires

Les thérapies telles que la chimiothérapie présentent des effets secondaires : nausées, inappétence, vomissements, troubles du sommeil et des fonctions cognitives… Les approches complémentaires, et holistiques se penchent sur l’amélioration des conditions de vie des patients dans leur ensemble.

Face à la fatigue, par exemple, on peut préconiser une alimentation riche en magnésium. Celui-ci est une véritable pépite aux nombreux bienfaits que je vous invite à découvrir dans cet article. Il s’agit par ailleurs d’assurer une nutrition cellulaire satisfaisante à travers la muqueuse intestinale. Elle est capitale si l’on veut préserver l’énergie vitale.

Le repos reste le maître mot avec une bonne écoute de soi et de ses besoins.

Certains compléments alimentaires peuvent apporter un gain de vitalité : le sérum de quinton, très riche en minéraux, la spiruline, la guarana, les produits de la ruche (pensez à la propolis), les graines germées, très riches en minéraux, vitamines et oligo-éléments et garantes de vitalité retrouvée.

Il est tout aussi important de bien s’oxygéner, les cellules cancéreuses n’appréciant pas du tout l’oxygène. Pour cela, le sport peut être une aide précieuse, comme je le décrivais d’ailleurs dans cet article. Une activité physique modérée et tout en douceur contribue à maintenir notre équilibre acido-basique. Pratiquée en plein air, là où l’air est peu pollué, elle permet d’oxygéner nos tissus et d’améliorer les échanges intra et extra cellulaires.

Sans oublier que le sport pratiqué modérément aide à combattre le stress et ses effets néfastes. En effet, le cortisol relâché sous stress ne fait qu’acidifier notre terrain. Face à l’activité sportive modérée, rien ne vaut une bonne écoute de soi, de ses rythmes et de son besoin d’ancrage. Cela aide à trouver l’activité – ou le repos – les plus indiqués par rapport à ses capacités du moment. 

Autre aide possible ayant fait ses preuves : le bol d’air Jacquier 💨. Cette méthode unique d’oxygénation permet de maintenir de hauts niveaux d’oxygénation cellulaire au profit de la prolifération des cellules saines.

L’importance de la gestion psycho-émotionnelle

Le mental joue lui aussi un rôle primordial. Il est essentiel au patient qui affronte un cancer. Il lui prête main forte et le soutient, tout en l’aidant à mieux adhérer aux soins prescrits et à mieux les supporter 😌Le stress, les angoisses, la charge mentale, les ruminations et inquiétudes en tout genre font baisser nos défenses immunitaires. Par conséquent, il est bon de s’adonner à des rituels apaisants.

Le yoga 🧘🏼‍♂️ apporte ainsi un réel soulagement, notamment grâce à la pratique du pranayama (la respiration). Il permet de faire baisser les niveaux de cortisol (exit le stress !) et d’être dans l’instant présent.

D’ailleurs, la méditation pleine conscience est fortement indiquée pour l’ancrage dans le présent, au même titre que la sophrologie, l’hypnose, l’EMDR, l’acupuncture, la cohérence cardiaque ou encore la luxopuncture…

Tout un panel de pratiques plus enrichissantes les unes que les autres et vouées à venir soulager les effets indésirables dus aux traitements reçus ! Autant d’atouts entre les mains du patient.

 

Une synergie efficace

Grâce à l’alliance 🤝 de la médecine traditionnelle et des approches complémentaires, c’est une nouvelle dimension du soin qui s’ouvre à toutes les personnes atteintes d’un cancer. Le duo médecin/naturopathe est d’autant plus efficace que chacun reste dans son rôle, dans l’intérêt premier du malade. Ainsi, mon accompagnement des personnes atteintes d’un cancer se fait-il en toute humilité, compassion et écoute. Et à tout instant dans le respect de ce que l’on appelle la posture thérapeutique de chacun. 

N’hésitez pas à me poser vos questions afin d’appréhender autrement cette maladie, grâce à un accompagnement holistique sur-mesure et toujours dans le respect des protocoles médicaux pour une synergie optimale.

Portez-vous bien,

Sonia Robino, naturopathe

 

Photos : Roman Kraft, Drew Hays, National Cancer Institute, x 2, Pop Zebra, Jocelyn Morales, Michelle Wtk, Luemen Rutkovski, Marco Testi, Sonnie Hiles, Lina Trochez, Diego Ph, Angiola Harryvia Unsplash and Pixabay.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.